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Le roi des Aulnes

deux calcaires de Thénac - acier
2003
The Erl-King

two limestones from Thénac - stell
2003

à M.L.
Qui chevauche si tard dans la nuit dans le vent?
C'est le père avec son enfant,
Il sert le garçon dans ses bras,
Il le tient fermement, il le gard au chaud
Mon fils, pourquoi caches-tu ton visage d'effroi?
P�e, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes?
Le roi des Aulnes avec couronne et traîne?
Mon fils, c'est une traînée de brouillard.
Toi cher enfant, viens, pars avec moi!
Je jouerai à de bien jolis jeux avec toi,
Il y'a tant de fleurs multicolores sur le rivage
Et ma même possède tant d'habits d'or
Mon père, mon pèe, n'entends-tu pas
Ce que le Roi des Aulnes me promet doucement?
Calme-toi, reste calme, mon enfant,
Le vent murmure dans les feuilles mortes
Veux-tu, petit garçon, venir avec moi?
Mes filles doivent déjà t'attendre
Mes filles conduisent le Rhin nocturne,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs dances
Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes cachées dans l'ombre?
Mon fils, mon fils, je le vois bien,
Les saules de la fôret semblent si gris.
Je t'aime, ton joli visage me touche,
Et si tu n'es pas obéissant, alors j'utiliserai la force !
Mon père, mon père, maintenant il me saisit
Le Roi des Aulnes me fait mal.
Le père frissonne d'horreur, il chevauche promptement,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant
Il parvient au village à grand effort
Dans ses bras l'enfant était mort.
Johann Wolfgang van Goethe
to M.L.
Who rides there so late through the night dark and drear?
The father it is, with his infant so dear;
He holdeth the boy tightly clasp'd in his arm,
He holdeth him safely, he keepeth him warm.
"My son, wherefore seek'st thou thy face thus to hide?"
"Look, father, the Erl-King is close by our side!
Dost see not the Erl_King, whith crown and with train?"
"My son, 'tis the mist rising over the plain."
"Oh, come, thou dear infant! oh come thou with me!
Full many a game I will play there with thee;
On my strand, lovely flowers their blossoms unfold,
My mother shall grace thee with garments of gold."
"My father, my father, and dost thou not hear
The words that the Erl-King now breathes in mine ear?"
"Be calm, dearest child, 'tis thy fancy deceives;
'Tis the sad wind that sights through the withering leaves."
"Wilt go, then, dear infant, wilt go with me there?
My daughters shall trend thee with sisterly care.
My daughters by night their glad festival keep,
They'll dance thee, and rock thee, and sing thee to sleep."
"My father, my father, and dost thou not see,
How the Erl-King his daughters has brought here for me?"
"My darling, my darling, I see it right,
'Tis the aged grey willows deceiving thy sight."
"I love thee, I'm charm'd by thy beauty, dear boy!
And if thou'rt unwilling, then force I'll employ."
"My father, my father, he seizes me fast,
Full sorely the Erl-King has hurt me at last."
The father now gallops, with terror half wild,
He grasps in his arms the poor shuddering child;
He reaches his courtyard with toil and with dread,
The child in his arms finds he motionless, dead
Johann Wolfgang van Goethe
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